A l'issue de la défaite de la guerre de 1870 et de la nécessité de trouver de nouveaux lieux de garnisons pour les bataillons d'Alsace et de Lorraine, la Municipalité Vannetaise se vit proposer et accepta l'installation de casernes, voyant dans cette opportunité un moyen de compenser le déclin économique de son port dont l'activité n'avait cessé de diminuer depuis une vingtaine d'années.

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Si la Ville avait accueilli ponctuellement un certain nombre de régiments sous l'Ancien Régime puis après la Révolution - dans les anciens batiments conventuels de "Nazareth" et de "la Visitation" - cette garnison n'avait jamais dépassé au plus 700 hommes dans des lieux exigus et non adaptés.

L'implantation des régiments fut négociée par le Commandant de ST GERMAIN qui avait engagé la Ville au cours de l'année 1873 à mettre à la disposition de l'Etat les terrains nécessaires à l'établissement "d'une brigade d'infanterie, de casernes, d'ateliers et de champs de manoeuvre". Elle parait aussi avoir bénéficié de l'appui du Général TROCHU (natif de Belle-Ile-en-mer) qui avait été notamment soutenu et plébiscité par les élus de VANNES lors des législatives du 8 Février 1871.

Lors de son Conseil Municipal du 19 Septembre 1873, la Ville décidait un apport de 28 hectares avec un emprunt de 2 millions de francs.

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Le 7 octobre 1873 était créé à VANNES le 35e Régiment d'Artillerie Divisionnaire.                                                          

L'Ecole d'Artillerie (issue de celle de Metz) prenait ses quartiers l'année suivante au "Chateau de l'Hermine", un vaste hôtel particulier bâti en 1800 sur les remparts, à l'emplacement même de l'ancien chateau féodal. 1876 voyait la construction, au nord-est de la Ville, en bordure de la route de RENNES, des "Ateliers" dont l'ensemble allait former l'Arsenal.                                                                                                                                                                                                                   Entre 1876 et 1878, étaient édifiées sur cette même route de RENNES, en face de l'Etang au Duc, au plus proche de la ville d'alors , les casernes de régiments d'artillerie complètées, en 1880, par le quartier d'infanterie, route de Pontivy, juste derrière la gare - le chemin de fer desservant la cité depuis 1862.

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Entretemps avait été créé en 1877, pour les exercices, le Camp de Meucon à une dizaine de kilomètres au nord de VANNES, tandis qu'un champ de manoeuvres et de tir, le "Polygone", était aussi créé entre la ville et le bourg de St AVE.

Par ces implantations successives, VANNES verra sa population passer de 17500 habitants en 1880 à 23000 en 1901, son urbanisation se développant en parallèle, en particulier dans son secteur Ouest , dans le périmètre des actuelles rues Richemont, Jeanne d'Arc, Pasteur, Joseph Sauveur ou de la Loi, où vont loger les officiers dans de belles maisons particulières.

En début de ce nouveau siècle, la garnison vannetaise, qui fait partie de la XIème Région militaire, compte environ 4000 hommes et ... 2300 chevaux.

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